• Urbanisme lausanne

    Pas davantage que le lecteur de 24 Heures s’insurgeant contre les
    aberrations de l’urbanisme lausannois, je ne suis architecte. Pourtant, au fil
    des années, j’ai beaucoup entendu parler des bévues commises par nos cerveaux
    constructeurs locaux. Quelques exemples:

    --- Appelé à tort « Stade Olympique », car seuls les enceintes
    où se sont déroulés des JO d’été peuvent avoir ce titre, le stade de la
    Pontaise avait été construit en premier lieu pour que Lausanne soit candidate à
    l’édition estivale des Jeux olympiques de 1960. Mais lorsque la commission
    d’évaluation du CIO se réunit sur le chantier, on constata que le stade avait
    été construit à l’envers: la piste du 100 mètres était sous la tribune sud
    alors que les infrastructures (vestiaires, presse/radio/TV, bureaux, etc…)
    étaient dans la tribune nord. Les évaluateurs annulèrent donc la candidature
    lausannoise et les JO 1960 partirent à Rome. A titre de consolation, la
    capitale vaudoise obtint… l’EXPO 1964! Cela dit, la Pontaise, qui a accueilli
    tout de même plusieurs matches de la Coupe du monde de football 1954
    (inauguration comprise) a été construite de manière aberrante en matière de
    sécurité, avec ses sorties/entrée en entonnoir, qui auraient été très
    dangereuses en cas de panique. Et dire que ce stade a reçu 40 500 spectateurs
    pour le match entre la Suisse et l’Italie le 17 juin 1954.

     

    --- A Chauderon, le tunnel construit sous la place était prévu pour
    recevoir les trolleybus. Une fois le gros-œuvre terminé, on s’aperçut que la
    hauteur était insuffisante! D’autre part, pendant très longtemps, le passage
    côté av. d’Echallens ne fut pas percé. Il fallut attendre la construction de la
    ligne souterraine du LEB pour terminer le travail.

     

    --- Avant l’EXPO 64, la gare de Lausanne était sensée posséder le premier
    passage de Suisse sous la place avec des commerces. Pour différentes étranges
    raisons, ce passage resta en friche pendant de nombreuses années, avec des murs
    en bois, alors que Lucerne, Berne, Zurich voyaient ces passages construits sans
    problème dans les années 60 et 70. Actuellement, on a un peu corrigé le tir
    mais ce lieu est toujours aussi glauque!

     

    --- La patinoire de Malley, construite au début des années 80, comporte
    de nombreuses lacunes, en particulier pour la vision du jeu dans les coins.
    D’autre part, le toit, monté à l’origine à Montchoisi parce que le LHC avait
    eu, en 1978, la bonne idée d’être promu en LNA (toit obligatoire), n’a jamais
    pu être déplacé à Malley pour des raisons d’erreur de calcul. La couverture de
    Montchoisi partit donc au Sentier.

     

    --- Et que dire de la Riponne, ancien endroit chaleureux (la Grenette),
    rendez-vous du marché, des étudiants, dont le bâtiment dit de
    « Rumine » est d’une rare laideur! La place devenue une vraie plaie
    ouverte, sans arbres (parking oblige), sans âme, vide les trois quart du temps…


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires de cet article


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :